Tsy hay, tsy hay
Rédigé le Lun 07 Aoû, 2006 16:39:48 
Manonofy ve 'zaho 'zany
Sa lasa vinany
Voatsipika hatrany anatiko any
Tsy hay tsy hay fa zay fandehany any, he hey!
Tojo anao nandrandraina
Lasa lavitra ny saina
Enga anie ka tsy ho very maina
Nefa ianao hay tsy ho antenaina, he hey!
Kanefa ity foko efa tia
Tsy hahasakana indray ny dia
Ianao efa tsy nivaky loha ary
Tsy hay tsy hay fa 'zao no fandehany aty, he hey!
Dia hotantaraiko anao
Ireo fotoana, ireo natao
Saingy kosa amin'izao
Nohazoniko ho ao anatiko ao
Mba haneno ny lakolosy
Hisy hira handrotsirotsy
Dia eo ny namana, mofomamy sy akanjo fotsy
Nefa ianao efa tsy ho antenaina intsony, he hey!
Manonofy ve 'zaho 'zany
Sa tena lasa vinany
Voatsipika tanteraka ny anatiko any
Tsy hay tsy hay fa 'zay fandehany any, he hey!
T ... comme ténacité !
Rédigé le Mar 11 Juil, 2006 17:04:59 

+ Entre ma guitare et mon sac
+ J'entends, malheureux ne bougez plus
+ ...
+
+ Le prochain pas que vous allez faire
+ Peut vous mener droit en enfer
+ Personne ne vous a prévenus ...
« Et ce garçon, devenu des rues, caractérisé par son agilité au break-dance s'amusait à dépasser les voitures qui roulaient au pas: l'engloutement de l'embouteillage oblige. Assez costaud et un peu bavard, il a dû quitter le collège pour maintes raisons: la dernière fois je l'ai entendu plaindre de ne pas avoir d'éléctricité à la maison, de quoi apprendre ses leçons et finir ses devoirs le soir, qu'il était obligé de tout faire dehors au bord de la rue, sous un éclairage public... Il clamait aussi dans ses chansons: 'only water and two kapoaka...'
« Dans ses mouvements de déplacements entre les voitures, c'était facile à faire mais nécessitant un petit lot d'efforts et de force, il avait aperçu plus loin un gamin, plus jeune, sur une trotinette qui roulait attachée derrière une voiturette assez luxe. Et il avait disparu de ma vue.
« Et j'avais aperçu une petite bagarre sur le carrefour suivant. Un homme était tombé à terre mais il semblait s'en sortir sans avoir besoin d'aucune aide, et j'avais tout de suite gagné le pied de l'escalier qui montait vers la Ville Haute. La fille qui m'accompagnait m'avait demandé si je voyais quelque chose d'anormale par derrière: sur ses vêtements ou son pantalon. Effectivement j'avais remarqué une tâche de sang sur la partie arrière de son pantalon mais j'avais fait semblant de ne pas m'en apercevoir pour ne pas la vexer et la rendre mal à l'aise ou qu'elle ferait demi-tour pour une minuscule tâche rouge*, on avait encore des routes à faire.
« Monter cet escalier exige déjà des efforts, et le monter avec deux échasses exige qu?on double d?efforts, sûr ! Mais le monter avec deux échasses contre une fille qui courra à pied exige combien d?efforts ? Heureusement que cet escalier n?avait pas d?angle de pente très élevé. Et on entamait le reste de la route joyeusement, j?arrivais pas à me rappeler de tout, peut être qu?on avait fait bras dessous, riant beaucoup et s?embrassant un peu de temps en temps.
« Puis ma s?ur, mon frère cadet et moi, visitions un studio de photo, ou quelque chose qui s?en rapprochait. Cette maison comportait deux salles : la première était déjà à table et à force de devoir y passer pour rejoindre l?autre salle par une porte de communication, c?était naturel de constater que les deux salles avaient le même mets sur la table, à la différence près que la qualité des services de la première salle n?arrivait pas à égaler celle de la seconde. Pourtant les messieurs de la deuxième ? des chinois paraissait?il ? étaient, plus accueillants, plus ouverts et heureusement qu'ils n?étaient pas encore passés à table, qu?ils ont pu nous consacrer un petit moment malgré le délice qui les attendait : henakisoa sy voanjobory...
« Après avoir, une bonne fois, pris photo ma tante ? des photos bustes ? l?un d?eux avait la sympathique idée de nous montrer un appareil photo qu?on ne voyait que par chance : de carcasse totalement transparent et dont l?objectif de taille ordinaire ne semblait pas en rapport avec la partie restante de l?appareil : d?une taille voisine à celle d?un dé.
La partie sud-ouest de la fenêtre s?adonne à une large vue constituée d?abord d?une petite falaise qui se rattrapait par un groupement de maison formant un village traditionnel puis des collines jaunâtres et des prairies plus loin. Par contre la partie nord-ouest, du côté de la porte d'entrée n'offrait qu'un grand talus séparé par cette rue qui menait vers la cathédrale et toutes les églises, ainsi que des vieux et grands édifices, qui ne sont visibles que si on franchissait d'abord le virage à quelques centaines de mètres.
Au nord, l'horizon est limité par une colline verdoyante, pas très culminante mais assez large et qu'on voyait à peine les tours d'une ou deux églises.
« Pendant que le gentil monsieur nous dépensait des conseils sur la composition, le cadrage et la mise au point, je l'avais signalé de photographier dans la direction de la fenêtre, de la feuille d'un bananier juste devant et l'arbre qui s'installait plus loin avec des fonds dominés par le vert au bord de la falaise. Et on avait continué ainsi. Jusqu'à ce que je l'avais signalé encore une fois de prendre la colline qui se dressait plus loin. Le plan offrait un beau paysage et de plus, y avait une belle étoile scintillante, très visible, entourée par d'autres étoiles moins brillantes...
Mais comment cela se fait qu'y avait des étoiles à une heure pareille. Une ou deux heures de l'après-midi. C'est pas normal! D'autant plus qu'à l'instant où l'appareil photo spécial cliquait prenant en photo les collines, soudainement, ces dernières avaient pris considérablement d'altitutes. C'est magique. Ensuite j'ai tout de suite rejoint la porte d'entrée pour sortir dehors au bord de la rue et à ma plus grande surprise, les collines de la partie nord s'élevaient déjà, très haut. Mais qu'est-ce qui se passe? Juste après, je voyais de grosses vagues blanches qui se dirigeaient vers nous. L'eau qui les poussait avait vite gagné les hautes collines. Chercher à fuir pour rejoindre la partie haute était un effort perdu. J'avais cherché un poteau d'éclairage public, en beton, pour y attacher fortement mon sac ? toute ma vie était dedans, si je le perds, je risquerais de ne plus éprouver le plaisir de prendre des photos, de renoncer à écouter la RLI (106.0 Fm) presque 24h/24, de me retouver sans prénom et d'effacer au total une vingtaine d'années d'existence ? parce que je savais pas ce qui se passerait, quand un corps mutilé avait été projetté, devant le virage, par l'eau qui gagnait déjà toute la falaise et juste après m'avait projetté contre le talus, au même moment que les églises ainsi que les grands édifices très hauts se voyaient ravagés... l'eau était très fort. »
Et elle a rendu son dernier souffle, avec la phrase qui est: "Mon père, je remets mon âme entre vos mains (...) ". Je me suis posé donc beaucoup de questions, qui n'avaient pas leur couple de reponses, laissaient place au vide. Je ne voudrais pas en parler davantage, d'ailleurs "la souffrance ne se partage pas, encore moins l'oubli que, par ténacité, on trouve parfois dedans" dixit Victor-Lévy Beaulieu dans L'héritage.
+ Perce les nuages
+ [...]
+ Étoile de la nuit
+ Dis-lui bien ceci
+ Qu'on est toujours
+ Auprès de lui
+ Et qu'il est dans nos coeurs
+ Comme une lueur
+ Qui brillera
+ Toute la vie
+
+ Personne ne vous a prévenu
+ À cette heure-ci elle viendra plus
+ Il n'y a pas de ciel par-dessus

Femme exceptionnelle
Rédigé le Ven 09 Juin, 2006 16:37:05 
Nous, ravis qu'on nous admire
Nous, nos salaires, nos sourires
Et tous ces défauts que l'on farde
[...]
Les anniversaires fantômes
Des lointains, des touristes
Inconnus chez le fleuriste
suis toujours un amoureux du voyage. L'après-midi du 31 mai (joyeux annif petit cowboy), j'ai rapidement préparé mes bagages, et puis direction gare routière, où j'ai croisé Rafama, un pote de classe et combien on s'est amusé pendant le voyage... Fianar était encore plongé dans son sommeil à notre arrivée.
Au lieu de consacrer cette matinée pour un doux repos, j'ai choisi d'aller rencontrer Pierrot Men à son labo, nous avons eu des discussions de pro à débutant... de "noir et blanc" (pensez photographie svp
)!
Et aussi, il fallait maintes discussions pour me persuader d'aller couper les cheveux... après-midi chez le coiffeur: DONE !
Ensuite, il s'ensuit qu'on a reçu des propositions de verres à bouteille le soir... deux brightons pour une douzaine de verres: DONE !
J'ai jugé la cérémonie d'investitures du nouveau président et de la sortie des promotions (de notre promotion)... trop nulle (la cérémonie). Ils ont laissé faire trop de negligeances!
Samedi matin, j'ai redéployé mes ailes vers le sud, avec un doigt toujours prêt sur le déclencheur, jusqu'à ce que la mort nous sépare... la mort des 4 batteries, et/ou cartes mémoires (32+16+16) rassasiées. Ce sont des instants privilégiés, dons du Ciel, dons de la nature: notre mère en est la plus grande.
Nous, les bobos qui chagrinent
Nous, nos corps à la médecine
Pour une piqûre, une écharde
Elles, belles, elles nous regardent
Et quand c'est pas une s?ur, c'est une mère qui y est
Et quand c'est pas la mère, c'est l'épouse qui y est
Et quand c'est pas l'épouse, c'est une autre femme donc
Ou... une maîtresse qui espère
Mais ce contre-temps paraissait trop court. trop court qu'elle n'injectait que deux intra-veineuses (au lieu de 4 si je me souviens bien), et deux massages pour mon dos ? victime du travail sur ordinateur ? ... ma mère est une de ces masseuses qui guérissent ... c'est un don du Ciel !
La terre saigne depuis la nuit des temps
De grande misère et de guerre souvent
Et pour chaque soldat qui rentre
Une femme attend
Les hommes les pires et les tous puissants
Les pires bourreaux et même Adolf vivant
Avaient tous au moins une femme qui les aimaient tant
